Lettre du mois |Janvier 2026
Oser. C’est mon envie de ce début de mois de février. Oser proposer des projets ambitieux, oser investir même pour son portfolio seulement, oser s’imposer, oser accepter de faire de mon mieux sans m’oublier.
Mon mari s’est blessé, il y a deux semaines, et a dû rester chez nous. Ce n’est pas parce que deux personnes vivent sous le même toit, élèvent trois enfants ensemble, qu’elles comprennent tout, communiquent correctement. Il a ainsi pu voir que mon travail est aussi important pour moi que mon rôle de maman qui instruit ses enfants. Que je ne veux plus avoir à choisir. Je peux mener ces deux chemins et lâcher prise sur le reste. Lui laisser. Il m’a appris à ne pas tout accepter parce que je suis à la maison, mon activité compte, notre choix de vie compte. Et ce sont bien des journées de travail. Il m’a aidée à compartimenter, et à améliorer considérablement mon efficacité.
Trois projets ont avancé. Une chambre d’enfant, finie. Un appartement parisien en projet, presque fini. Une cuisine dans une maison de campagne, amorcée.
Pour la chambre d’enfant, le lit ne convenait plus au petit garçon. De l’agitation, impossibilité de s’endormir avant quelques heures, un besoin de contrôler son espace avant de dormir et des levés systématiques pour jouer, sortir un livre. En prenant le temps d’analyser ses rituels, sa sensibilité, j’ai choisi un lit mezzanine, sous lequel il pouvait organiser ses jeux préférés tout en limitant les stimulations visuelles une fois couché. Une cabane rassurante, dans laquelle il se sent protégé et serein pour s’endormir. Le sommeil est apaisé. Moins voire plus du tout de réveils nocturnes, et une envie retrouvée de passer du temps dans sa chambre.
Le projet appartement parisien - airbnb est dessiné et validé. Les planches mobilier sont presque finies, les dessins finaux également. Plus qu’à envoyer ! Cet appartement travaillé dans le style wabi-sabi m’a beaucoup appris. L’esthétique des choses authentiques, des choses imparfaites. Ce style permet d’utiliser des matériaux qui ont une histoire, qui chassent les possibilités d’avoir un intérieur lisse et universel. C’est l’occasion de proposer une véritable expérience aux voyageurs, esthétique et même spirituelle.
Et mon tout nouveau projet, la cuisine de la maison de campagne. Les plans de l’existants, de proposition d’aménagement sont validés par les clients. Leur choix se portait sur des matériaux naturels et un esprit épuré, authentique et intemporel. Du chêne, un plan de travail en céramique, du parquet, un escalier repensé en béton ciré et bois. La pièce étant grande, j’ai créé visuellement des espaces définis (un espace technique, un espace dinatoire, un espace de rangement). Le dossier a été transmis à une cuisiniste avec laquelle je travaille, qui a fait une proposition aux clients. Si c’est une cuisine ambitieuse, c’est une cuisine qui rassemble, qui est le coeur de cette maison. La proposition que j’ai faite est liée à une étude minutieuse des habitudes de vie des propriétaires, de leurs goûts et aussi un peu, de leur sensibilité. Depuis que j’intègre doucement la neuroarchitecture, je comprends de mieux en mieux mon travail.
C’est lors d’une visite paramédicale que j’ai vraiment fait l’expérience consciemment du pouvoir de la neuroarchitecture. Je rentre dans le cabinet pour ma fille, je sens que nous nous détendons, notre respiration s’apaise. Une pièce propre, soignée et baignée de lumière. Des jeux bien rangés dans des armoires discrètes, des jeux en bois, des fauteuils accueillants et une personne à l’image du lieu, accueillante et bienveillante. J’avais eu un suivi similaire avec une autre personne dans un local différent. Cette fois là, c’était une pièce orange sombre, avec du linoléum bien abîmé, des espaces moins bien définis, et le suivi était pénible. Nous nous étions découragés. Cette fois-ci, c’est différent, nous sommes heureuses d’y retourner, impatientes même de faire plus de route et de s’impliquer aussi bien que la personne s’est impliquée pour nous accueillir dans de belles conditions.
J’aimerais pouvoir m’impliquer pour les professionnels de santé, pour eux et leurs patients. Prendre soin des autres, c’est prendre soin de soi, de son environnement. Et si un jour, je participe un peu à calmer la respiration inquiète d’une maman ou d’un papa et de son enfant, j’aurais trouvé ma voie !
Pendant les jours de pluie prévus pour le mois de février, je vous souhaite de trouver de jolis projets et peut-être de me les confier 🤎